mercredi, septembre 23, 2020
Gabon / Bons de caisse retenus à la Fonction publique : C’est une opération d’assainissement du fichier des agents publics
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Gabon / Bons de caisse retenus à la Fonction publique : C’est une opération d’assainissement du fichier des agents publics


Gabon / Bons de caisse retenus à la Fonction publique : C’est une opération d’assainissement du fichier des agents publicsMinistère de la Fonction publique

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Pointer du doigt le Ministre de la Fonction publique, Jean-Marie Ogandaga, tout en l’accusant d’être au cœur d’un vaste détournement des bons de caisse ne serait qu’un jeu d’embrouille destiné à cacher le réseau des vrais fossoyeurs des deniers publics tapis dans l’ombre.

Longtemps accusé d’être une administration moribonde et fantoche par le passé, le Ministère de la Fonction publique avec Jean-Marie Ogandaga à sa tête semble s’inscrire résolument dans une démarche de progrès visant à renforcer ses capacités et surtout à rationaliser la gestion des effectifs publics.

C’est dans l’esprit et en prolongement de cette volonté de faire peau neuve qu’il a été procédé à la déconcentration de la Direction Générale de la Fonction Publique (DGFP) au travers de Directions centrales des Ressources humaines(DCRH) implantées au niveau de chaque Ministère aux fins de rapprocher l’administration de ses administrés.

Très vite, cette politique qui offre l’avantage d’assurer le contrôle des effectifs publics presqu’au jour le jour et surtout en collaboration avec l’ensemble des services publics a donné ses fruits.

Les constats et les premières observations faites sur le terrain n’ont pas tardé à livrer les premières vérités à savoir : beaucoup de structures de l’Etat étaient en situation de sureffectif comparé aux réels besoins de ces entités en ressources humaines.

Voilà ce qui a motivé le Ministère de la Fonction publique à lancer l’opération d’assainissement du fichier des ressources humaines et de la paie depuis le mois de novembre 2016, aux fins de vérification de service fait, au moyen de la mise en bon de caisse de certains agents publics émargeant en solde pour le compte des départements ministériels.

Outre les agents en service dans les établissements publics personnalisés et cumulant parfois deux rémunérations, cette opération a permis de mettre en évidence de nombreux cas d’émargements irréguliers au budget de l’Etat, c’est notamment le cas des agents en abandon de poste( partis en stage ou présumés malades), des agents employés par d’autres organismes privés ou publics, les agents sans poste de travail à l’issue de la perte d’un emploi hiérarchique(fonction) ou encore des agents absents et sans prise de service car intégrés sans en être informés dans le cadre des conférences d’intégration.

Une précision de taille à ne pas ignorer, la mise en bon de caisse comme mode de règlement des rémunérations des agents publics reste une mesure conservatoire qui ne doit pas être assimilée à une sanction.

Prévue pour régler cette situation normalement passagère, une commission tripartite conduite par la primature et composée des ministères du Budget et de la Fonction publique se met à pied-d’oeuvre.

C’est ainsi que depuis le début de cette opération, ceux parmi les agents concernés qui en ont fourni les justifications, ont vu et continuent de voir leur situation se régulariser.

Si la situation a dû s’arranger en douceur pour certains, il reste qu’à ce jour près de 756 bons de caisse cherchent leurs propriétaires et n’ont pas pu être retirés. N’est-ce pas là un fait bien rarissime dans nos habitudes sous les tropiques ? Qui en seraient donc les bénéficiaires et pour quelles raisons trainerait-on le pas pour les retirer, est-on en droit de s’interroger. Curieux, non !

Voici faite la lumière sur le dossier des bons de caisse telle que cela est d’actualité par les temps qui courent du côté de la Fonction publique.

Au regard de ce qui précède et à ce stade du dossier, tout porte à croire avec certitude après enquête qu’il n’y a l’ombre d’aucun scandale de bons de caisse dans les termes et la version qui semblent véhiculés au sein de l’opinion.

Il s’agit ni plus ni moins d’une opération d’assainissement soutenue et initiée sous l’impulsion de Jean-Marie Ogandaga en synergie avec son collègue du Budget et des Comptes publics, Mathias Otounga Ossibadjouo, dans le cadre d’une opération qui vise l’actualisation des situations administratives et la maîtrise de la masse salariale de l’Etat.

Accuser et pointer du doigt le ministre Jean-Marie Ogandaga comme coupable de soustraction des bons de caisse n’est que la résultante d’un combat d’arrière-garde des réseaux maffieux et occultes qui font florès dans la chaine de l’administration. C’est la stratégie du voleur qui crie au voleur pour détourner l’attention afin de mieux se dissimuler. C’est une cabale dont le but inavoué est de brouiller les pistes.

Par ailleurs, auprès de la commission qui gère ce dossier, tout se passe dans la transparence et dans l’équité. Deux scénarii sont envisagés. Les agents qui en sont à un seul bon de caisse et qui y arrivent pour la première fois sont renvoyés auprès de leur DCRH à qui revient la charge de tout clarifier. Une fois obtenu le quitus, il s’ensuit l’étape de retrait de leurs bons en toute quiétude.

Dans le cas des agents qui cumulent plusieurs bons de caisse, nous a-t-on précisé, tout se règle sur place dans la salle polyvalente de la Fonction publique auprès des agents commis à cette tâche sur présentation des justificatifs. En plus, la traçabilité du maniement des Bons de caisse est garantie jusqu’au trésor public.

N’en déplaise aux réseaux maffieux qui font de la résistance dans les méandres de l’administration, les choses sont en train de bouger à la Fonction publique. Cette opération permet en outre à l’Etat de dégager des économies substantielles. (Voici tableau ci-dessous).

Gabon / Bons de caisse retenus à la Fonction publique : C’est une opération d’assainissement du fichier des agents publics

Bilan de l’opération de contrôle des effectifs publics

A en croire nos sources, pour l’instant l’opération se trouve dans une phase pédagogique. Au bout de trois mois, si la personne ne se présente pas, il sera procédé à l’arrêt de l’émission des bons de caisse, étape qui ouvrira la voie dans un avenir proche à la radiation pure et simple des agents pour abandon de poste conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

En guise de bilan d’étape, le patron de la Fonction publique se dit satisfait de l’opération d’assainissement qui se déroule sans tambour ni trompettes, loin du spectacle. Pour Jean-Marie Ogandaga, l’administration se redresse et s’installe progressivement sur la voie de la bonne gouvernance.

La restauration des bonnes pratiques administratives va se poursuivre sans discontinuer. Qui n’aurait pas intérêt et qui se sent-il gêné à voir les choses aller de l’avant et l’administration s’inscrire dans l’efficacité, s’interroge-t-il en guise d’épilogue.

 

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