jeudi, janvier 21, 2021
Les camerounais accusés du braconnage au Gabon
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Les camerounais accusés du braconnage au Gabon


éléphants braconnage

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Les éléphants de la forêt gabonaise sont les derniers présents dans la sous région. Le gouvernement tente du mieux qu’il peut de les protéger. Mais la découverte la semaine dernière de soixante carcasses relance le débat. Le Parc National de Minkebe, présent entre le Gabon, le Cameroun et le Congo est sous pression.

Les populations d’éléphants sont en péril partout dans le monde. Mais les éléphants de forêt en Afrique centrale ont subi des pertes alarmantes au cours de la dernière décennie. Les grandes aires protégées protègent le mieux les éléphants de forêt. Les grandes populations sont ainsi protégées contre la fragmentation de l’habitat et les pressions humaines.

Le Parc national du Minkébé (MNP), au Gabon, a pour réputation d’abriter une des plus importantes populations d’éléphants. Il possède la plus forte densité d’éléphants en Afrique centrale depuis le début du siècle, et a été considéré comme un sanctuaire essentiel pour les éléphants de forêt en raison de sa taille et de son isolation. Les variations de population dans le parc et son environnement entre 2004 et 2014 a été évalué.

Le parc a perdu près de 78 à 81% du nombre d’éléphants en dix ans. Une perte de plus de 25 000 éléphants.

Alors que les autorités gabonaises mènent une guerre sans relâche contre le braconnage, on s’aperçoit que c’est le braconnage transfrontalier qui a largement contribué à la baisse du nombre d’éléphants. Les braconniers camerounais n’ont plus d’éléphants dans leur parti du parc. Ils sont obligés de traverser la frontière vers le Gabon. Avec près de 50% des éléphants de foret d’Afrique centrale, les parcs du Gabon sont leur dernier refuge. Leur perte est un revers considérable pour la préservation de l’espèce.

Avec 7570 km2, le Parc National de Minkébé est la plus grande réserve du Gabon. Sa taille fait un tiers de plus que les parcs  en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il se situe à 58 km de la plus grande route nationale. Ainsi, des preuves solides suggèrent que le braconnage est la cause de la chute abrupte du nombre d’éléphants. Les gardes forestiers ont enregistré 161 carcasses d’éléphants entre 2012 et 2015; Et une grande partie de l’ivoire saisi sur le marché international remontent à la région tri-nationale du Cameroun, du Gabon et du Congo. En territoire gabonais, ils observent que le braconnage dans le sud du parc a été réduit. Alors que dans toute la région nord frontalière du parc avec le Cameroun, celui-ci n’a fait qu’augmenter.

 

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