Course à la tête de la CPG : Quelles sont les chances des candidats ?
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Course à la tête de la CPG : Quelles sont les chances des candidats ?Jean-Bernard Boumah, candidat

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Qui de Jean-Bernard Boumah ou de Alain Ba Oumar s’installera sur le fauteuil de la CPG au soir du 24 février prochain ? Question à mille inconnues.

Dans le jeu démocratique, face à un enjeu électoral, chacun s’engage dans la course avec ses forces et ses faiblesses. Outre les aléas imprévisibles qui peuvent survenir au point de faire déjouer et influencer le scrutin vers une direction échappant aux paramètres rationnels et maîtrisables, il est admis que ne gagne l’élection que le candidat dont la balance penche en faveur de ses atouts majeurs.

Pour l’élection à la tête de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Jean-Bernard Boumah et Alain Ba Oumar, sont les deux candidats en lisse qui s’affrontent pour briguer sa présidence. Quelles sont les chances de l’un et l’autre face à ce premier scrutin historique qui s’annonce très disputé ?

Atouts et faiblesses des candidats

D’après les analyses des observateurs avertis qui s’entrecroisent, la faveur des pronostics semble basculer du côté de Jean-Bernard Boumah, candidat sortant, qui avait pris le relais de Madeleine Berre, nommée ministre de la République. A son actif, on peut de prime abord mettre en avant l’expérience.

Tout le monde le sait, l’expérience représente un atout indéniable de premier plan avec lequel on ne triche pas. Non seulement que le président sortant a une parfaite connaissance de l’organisation, il connait en plus les enjeux de l’heure et quels sont les combats à mener à un moment où la situation du pays reste plombée par de nombreuses tensions économiques et sociales.

Face à la rudesse d’une telle situation de crise, le parcours multiforme de Jean-Bernard Boumah qui cumule un long parcours d’entrepreneur, d’Administrateur Directeur Général de Ceca-Gadis, de promoteur d’une PME familiale ainsi que son expérience dans la conduite d’un syndicat et la défense des intérêts des entreprises autour de la table des négociations fera de lui un candidat pas facile à détrôner.

Sa vison qui repose autour de la croissance de plus de trois cent entreprises parait suffisamment structurée et intègre des paramètres très diversifiés susceptibles de soutenir la relance des entreprises. Cela ne peut se réaliser qu’au travers d’une gouvernance forte, d’une fiscalité renforcée et d’un engagement en faveur du paiement de la dette intérieure sans omettre le respect de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE). Jean-Bernard Boumah se dit prêt, à cet effet, de redoubler d’efforts pour encourager l’entrepreneuriat et toutes les formes d’initiatives privées en leur ouvrant les portes des sources de financement. Les mécanismes qu’il propose pour le matérialiser sont concrets et reflètent les exigences qu’impose le tissu économique du moment.

L’expérience face à la jeunesse

Alain Ba Oumar

Alain Ba Oumar

Pour sa part, si l’on se doit d’admettre que ce n’est pas en victime expiatoire que son rival Alain Ba Oumar se lance dans la course à la tête de la CPG, il n’en demeure pas moins que les forces qui sont les siennes sont loin de représenter des atouts de taille pouvant lui donner l’envergure ni l’illusion de rivaliser avec un cador comme l’actuel Directeur général du groupe Ceca-Gadis.

Au registre des premières forces d’Alain Ba Oumar, l’on peut citer sa jeunesse, certes porteuse d’espoir et d’une chance à l’alternance. Ce jeune loup se dit être le candidat de la relance de la croissance de la CPG et sa modernisation qui aurait été stoppées suite à l’intérim assumé par son rival Jean-Bernard Boumah rendu nécessaire à cause de l’entrée au gouvernement de l’ex patronne de la CPG, Madame Madeleine Berre.

Mais, il semble que les propositions de réforme et de relance de la CPG telles que formulées par Alain Ba Oumar, certes patron de la société IG Telecom, membre de la CPG depuis sept ans et membre du bureau exécutif actuel depuis trois ans, par ailleurs à la tête du syndicat des opérateurs de télécommunication, s’apparenteraient plus à des intentions imprécises. En tout cas pas suffisantes pour rivaliser d’égal à égal avec tout le bagage expérimental de Jean-Bernard Boumah.

Sur ce point, il semblerait que le jeune loup Alain Ba Oumar se fait manifestement distancé de plusieurs longueurs par l’ancien. Ce n’est pas tout.

Talon d’Achille

D’autres faiblesses se dessinent au détriment du patron de la société IG Telecom. N’oublions pas qu’ailleurs au delà de toute l’érudition et les atouts qui font de quelqu’un un valeureux candidat digne de s’élever à un poste de responsabilité, les aspects liés à l’éthique et à la probité morale restent des valeurs fondamentales qui déterminent l’issue d’une élection.

Si l’Afrique d’hier était peu regardante au sujet de la dimension éthique dans la gouvernance, il n’est pas de même dans le contexte actuel. De Johannesburg au Caire en passant par Libreville ou Lagos, l’Afrique d’aujourd’hui est entrée dans une dynamique réformiste tout azimut qui intègre les valeurs éthiques et de bonne gouvernance comme des facteurs décisifs dans les choix de ses dirigeants quels qu’en soient les domaines ou l’échelle de responsabilités.

Dans ces conditions, quelles peuvent être les chances de voir prospérer la candidature d’Alain Ba Oumar dont le nom est cité parmi les personnes qui seraient mêlées au scandale expliquant, d’après les propos de l’ancien PDG de la Poste, Alfred Mabika Mouyama, la banqueroute de l’institution dont il assumait la direction. Réponse au soir du 24 février 2017.

 

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