mercredi, septembre 23, 2020
Centrafrique : La MINUSCA demande aux parties en conflit de dialoguer
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Centrafrique : La MINUSCA demande aux parties en conflit de dialoguer


Centrafrique : La MINUSCA demande aux parties en conflit de dialoguerParfait Onanga-Anyanga, le patron de la MINUSCA

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Depuis le 21 novembre 2016, la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) sont en guerre ouverte à Bria et aux abords de Bambari. Les efforts conjugués de la MINUSCA et de la communauté internationale pour ramener les deux belligérants à la raison n’ont pas porté leurs fruits.

La coalition menée par le FPRC, en dépit des efforts, y compris les appels du Gouvernement centrafricain de cesser toutes hostilités, n’a pas voulu renoncer à sa campagne militaire, faisant de la prise de Bambari son principal objectif.

Dans ses efforts de médiation, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, qui a rencontré les membres de la coalition du FPRC dans les préfectures de l’est et du centre, a tenté de les dissuader et de les appeler à privilégier le dialogue à la guerre. Ces efforts ont été relayés dans un communiqué conjoint avec le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), le 2 février 2017, afin d’appeler à une cessation immédiate des hostilités.

Parallèlement à ces efforts, le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général Balla Keita, a lui aussi entrepris de communiquer clairement aux deux belligérants la nécessité de s’abstenir de porter la guerre sur Bambari pour préserver la vie des populations civiles innocentes. Le Gouvernement centrafricain, la MINUSCA et la communauté humanitaire en RCA déplorent à cet effet, l’augmentation du nombre des déplacés internes lancés sur les routes de l’exode en raison des affrontements armés. On compte aujourd’hui environ 20.000 déplacés dans cette partie du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA a, à cet égard, tracé des “lignes rouges” et en a informé les deux belligérants, à plusieurs reprises.

Le samedi 11 février 2017, alors qu’à Bangui les communautés de PK5 et de Boeing commémoraient le 1er anniversaire du pacte de non-agression, en présence des autorités nationales, la coalition menée par le FPRC a décidé de franchir la “ligne rouge”, posant ainsi une menace accrue d’une confrontation violente dans la ville de Bambari et ses environs.

Dans le cadre de son mandat de protection des civils, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de la volonté du Gouvernement centrafricain de préserver la vie des innocents, la MINUSCA n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter l’avancée et la menace d’éléments de la coalition du FPRC, afin d’éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées. Un hélicoptère de la Force est intervenu en début d’après-midi alors que les éléments de la coalition FPRC se trouvaient dans une zone inhabitée près de la localité de Ngawa 1 (12 km à l’est d’Ippy).

Le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA saisit cette occasion pour réitérer son appel à la coalition du FPRC de cesser immédiatement toute velléité belliqueuse et de s’engager à résoudre tout différend par la voie du dialogue. Le Représentant spécial se félicite de l’engagement de la coalition du FPRC de ne pas s’attaquer aux forces internationales, au personnel des Nations Unies et aux humanitaires. Il tient à rappeler que toute agression pourrait constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux.

Le Représentant spécial appelle tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux susceptibles de faciliter le retour de la paix en RCA de redoubler d’efforts afin que triomphe la paix et la stabilité, le respect de la légitimité constitutionnelle et la réconciliation nationale en RCA.

 

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