lundi, mars 1, 2021
homicide du lycee national leon mba meurtrier a 15 ans - Homicide du Lycée National Léon Mba : Meurtrier à 15 ans
Actualité

Homicide du Lycée National Léon Mba : Meurtrier à 15 ans


L’homicide du jeune Obame Ondo Dorland, survenu le mardi 20 décembre courant au Lycée National Léon Mba n’a pas fini de susciter exaspération et indignation. Alors que les interprétations vont dans tous les sens, le présumé meurtrier, livré aux éléments de la police d’investigation judiciaire (PIJ) par sa famille, donne une version plutôt équivoque, loin dans tous les cas de lever les doutes.

Conduit devant les autorités, les agents de la Police d’Investigations Judiciaires (PIJ) notamment, Noé Mve Mezui, 15 ans, présumé meurtrier, élève en classe de 3e M1 au CES Léon Mba 1 a donné sa part de vérité. Plutôt équivoque…

Les faits

Si l’on en croit l’élève, tout se serait passé en dehors de l’Etablissement scolaire, aux alentours de 14h. Alors qu’il attendait un débiteur, à qui il aurait fait la semaine précédente un prêt d’argent, puisé selon ses dires dans son « taxi de la semaine», c’est alors qu’il voit passer la victime. Sur le champ, il l’aurait hélé d’un qualificatif « Petit » qui n’aurait pas été digéré. « Pourquoi tu m’appelles comme ça ? Ne m’appelle plus de cette façon je ne suis pas ton « petit » » aurait répliqué Obame Ondo Dorland.

Ce serait donc de cette désignation : « petit », que le malheur serait survenu, comme la boîte à Pandore. Les deux protagonistes se seraient laissé aller sur une vive dispute. Sans issues. Le verbe épuisé, ils en seraient venus aux poings. Sur la domination de son adversaire, de 4 ans plus jeune que lui,   Mvé Mezui Noé, explique n’avoir eu d’autres recours que l’usage d’une arme blanche, un couteau, qui se serait retrouvé sur le lieu de l’affrontement, comme par pur hasard.

S’en servant, le présumé meurtrier aurait assené un coup mortel sur le flanc droit de la victime. Découvert dans une marre de sang par un surveillant de passage, ce ne serait qu’à 18h que la victime aurait été conduit, après de nombreuses tractations, au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL). Nonobstant l’intervention du personnel soignant, l’éclopé, fort mal en point, a succombé.

Mensonges ?

 De la seule déposition du présumé meurtrier, que le juge des mineurs devra prendre pour argent comptant, une version différente se fait récurrente. Selon un jeune du même établissement, qui tient à garder l’anonymat par peur des représailles, la victime, Obame Ondo Dorland aurait fait l’objet de plusieurs menaces de mort. D’ailleurs, les parents du jeune lycéen, agacés et prenant à cœur les plaintes de leur rejeton, se seraient rendus au près du proviseur pour taire l’antagonisme. Une version des faits que confirme le journal l’Union, dans l’une de ses publications hebdomadaires. Par négligence ou… faiblesses, l’administration n’aurait guère levé le petit pouce.

Preuve donc que le présumé meurtrier aurait fait l’objet d’un briefing sur le sujet.

D’abord, comment expliquer la présence d’un couteau, qui « n’appartiendrait à personne », sur le lieu de l’affrontement ?

Ensuite, comment comprendre que depuis mardi, jour de la survenance de l’homicide, les parents de Mvé Mezui Noé aient pris tout leur temps, avant de se décider à conduire, le vendredi, leur enfant au près de la PIJ ?

Des questionnements que les avocats se feront le plaisir de répondre.

Stive Roméo Makanga

 



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