Le «rVSV-ZEBOV», testé sur plus de onze mille individus en Guinée s’est avéré prometteur contre l’infection du virus Ebola. Ce vaccin devrait être commercialisé en 2018.

ebola un vaccin efficace trouve - Ebola : Un vaccin efficace trouvé

Le «rVSV-ZEBOV». © The Canadian press/HO, Walter Reed Army Institute of Research

 

Testé sur 11 841 individus au cours l’année 2015 en Guinée, le «rVSV-ZEBOV» s’est révélé comme un vaccin anti-Ebola «hautement protecteur», a annoncé, le 23 décembre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon le magazine The Lancet, qui a publié les résultats de l’essai expérimental, ce sont au total 5 837 sujets qui ont reçu le vaccin. Et au bout de 10 jours ou plus, aucun cas d’infection au virus n’a été enregistré. Or, relève le magazine spécialisé dans le domaine de la santé, 23 cas d’infection ont été signalés 10 jours ou plus après la vaccination chez les personnes n’ayant pas reçu le vaccin. Pour l’OMS et le ministère guinéen de la Santé, il s’agit d’une bonne nouvelle pour tout le continent africain, dont plusieurs pays ont été confrontés au virus depuis son apparition en 1976.

«Si ces résultats convaincants arrivent trop tard pour ceux qui ont déjà perdu la vie dans l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, ils montrent que face à la prochaine flambée de cette maladie, nous ne serons pas sans défense», a indiqué le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directeur général de l’OMS pour les systèmes de santé, et l’innovation et principale responsable de l’étude.

Le «rVSV-ZEBOV», mis au point par l’Agence de la santé publique du Canada et  fabriqué par Merck, Sharpe & Dohme, devrait être commercialisé en 2018. Pour l’heure, l’OMS indique que «des études supplémentaires sont en cours pour fournir davantage de données sur l’innocuité du vaccin pour les enfants et d’autres populations vulnérables telles que les personnes vivant avec le VIH». Mais l’organisation onusienne dit se tenir prête en cas d’éventuel nouveau départ du virus avant l’approbation effective du vaccin. «Le vaccin serait rendu accessible par une procédure appelée ‘‘usage compassionnel’’, permettant de l’utiliser après l’obtention d’un consentement éclairé», prévoit déjà l’OMS.