Contestant la mise en en œuvre du plan social de leur employeur, en proie à de graves problèmes de trésorerie, le personnel de Sodexo Gabon est en grève depuis le 2 novembre dernier.

© lepratiquedugabon.com

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La représentation locale du leader mondial des services de qualité de vie navigue en eaux troubles depuis août dernier avec, à la clé, de nombreux mouvements d’humeur. Le dernier a été lancé le 2 novembre par les employés, en réaction à la mise en en œuvre du plan social lié à la conjoncture économique.

Une situation qui pourrait emmener la société à se séparer de 434 employés, soit par un départ négocié, soit par un licenciement économique. Sous la conduite de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), les agents de Sodexo ont déposé un préavis de grève sur la table de leur direction générale, le 11 octobre dernier.

Les négociations avec les responsables n’ayant pas abouti, les agents sont finalement entrés en grève générale illimitée. «Nous sommes toujours en pleine négociation. Ça avance péniblement», a indiqué Secrétaire national de l’Onep, coordinateur de la grève au niveau de Sodexo. «Mais nous avançons toujours et peut-être que nous allons abonder vers un consensus», a espéré Alain Mounguengui Yembo.

Début août, Sodexo révélait avoir subi d’importants problèmes de trésorerie avec, en prime, la perte de nombreux marchés, entrainant ainsi la réduction significative de son activité. D’où la réduction de ses différents coûts de fonctionnement avec, entre autres, la suppression annoncée de 450 emplois.

Les déboires actuels de la société des services de qualité de vie sont consécutifs aux dettes de l’Etat. Selon l’Onep, les nombreux impayés de l’Etat s’élèveraient à près de 10 milliards de francs CFA.