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Gabon-Mon pays va mal : ON VA ENCORE FAIRE COMMENT !”

Mbadinga Nick-3

 

 

Gabon, Pays en déliquescence

Voilà plus d’une semaine que je suis au Gabon et à quelques jours de mon départ, je tire quelques conclusions des différentes rencontres et échanges que j’ai eu avec des citoyens lambda, des acteurs de la société civile, des hommes et femmes politiques de tout bord, des opérateurs économiques, etc.

A l’issue de ces échanges et des différentes visites aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays, une chose que je craignais se confirme: ce pays va mal et même très mal.

Ainsi, partout où je suis passé ce sont des même scènes de désolation avec des détritus partout, des chantiers à l’arrêt, des constructions de fortune, des rues défoncés, des services de l’État inexistant ou en arrêt, une insécurité manifeste et une justice partiale, etc. Bref tous les signes d’un état en pleine déliquescence.

Bien que ce constat soit largement partagé par les acteurs de tous bords, il se dégage un sentiment d’impuissance qui se manifeste par l’utilisation par la population de cette expression devenue célèbre : “ON VA ENCORE FAIRE COMMENT”. Ainsi, comme pour fuir la dure réalité de leur existence et trouver un réconfort moral même temporaire, on se réfugie dans l’alcool, la religion et le sexe, ce qui se manifeste par la prolifération a dans tous les matitis des débits de boisson, des églises et des motels de passe dont certains individus fréquentent les trois dans la même journée.

 

Les signes qui ne rassurent pas

En outre, a l’issue de plusieurs échanges, de la lecture de la presse, des échanges sur les réseaux sociaux, un autre fait retient mon attention, celui de la radicalisation de certains discours. C’est ainsi qu’on voit s’exprimer de plus en plus et s’installer des discours à caractère tribalisme et cela au travers des groupes de défense culturelle, des regroupements des ressortissants de tel ou tel contrée ce qui se traduit par des partis politiques, des administrations de l’État ou entreprise parapublique presque réduit à une ethnie. Cela montre que la construction d’une véritable unité nationale reste un impératif pour éviter de connaitre les écueils des autres pays africains.

 

Chacun doit prendre ses responsabilités

Par rapport à tous ces constats, je suis arrivé à la conclusion qu’au-delà du départ d’Ali Bongo et du système qu’il incarne qui reste un impératif majeur, il nous reviendra quel que soit notre bord politique de nous asseoir autour d’une table pour poser les bases d’une véritable république avec des institutions indépendantes et fortes. Ainsi, la sortie du Gabon de la situation de l’état de dégénérescence dans lequel il se trouve, ne se réside pas en un homme providentiel mais en chaque gabonais dans sa différence aussi bien ethnique, philosophique, politique, etc.

Si nous savons comme le faisait nos aïeux, nous asseoir au corps de garde, alors nous réussirons à sauver notre pays et garantir l’avenir de nos enfants, et il est plus que temps car aucun de nous n’aura le pardon des générations futures si nous persistons dans la division et le radicalisme idéologique.  J’ai dit !

 

 

Auteur : Mr. Mbadinga Nick
Président de l’association SACRI International Humaniste,
Militant des Droits de l’Homme,
Écologue et Enseignant de Biologie

 

Transcription : Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
Publié, 28 octobre 2015

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