Gabon -Emmanuel Issoze Ngondet et Régis Immongault : Opération de charme à Paris
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Gabon -Emmanuel Issoze Ngondet et Régis Immongault : Opération de charme à Paris


les ministres gabonais

  • Opération déminage d’Ali Bongo à Paris

Le président gabonais a dépêché deux ministres en France pour vendre la destination Gabon.
Compte rendu de mission.

Arrivés à Paris le week-end du 24 janvier, les ministres Emmanuel Issoze Ngondet (affaires étrangères) et Régis Immongault (économie) ont entamé leur opération de charme au pas de charge. Il s’agissait pour eux d’informer et de rassurer leurs interlocuteurs
– chefs d’entreprise, parlementaires, médias…
– sur les tensions politiques à Libreville, ainsi que sur les mécanismes mis en place par les pouvoirs
publics pour juguler le retournement du marché pétrolier.
Rassurer.

Après des rencontres avec l’inusable sénateur UMP Jean-Pierre Cantegrit, la secrétaire d’Etat Annick Girardin, ou encore Hélène Le Gal, conseillère Afrique de François Hollande, dont Ali Bongo est le “chouchou”, ce message a été répété, le 28 janvier, lors d’un déjeuner avec les membres du groupe d’amitié France-Gabon présidé par la députée PS Marie-Lou Marcel.

Un débat autour des opportunités d’investissement au Gabon s’est par ailleurs tenu, le lendemain, au siège du Medef.
Emmanuel Issoze Ngondet et Régis Immongault ont profité de cette réunion de travail pour baliser la participation d’Ali Bongo au Forum franco-africain pour une croissance partagée, qui se tiendra le 6 février à Paris.

Volée de bois vert au CIAN. Entre deux interviews (Jeune Afrique, Africa 24, France 24…), les deux ministres ont pris le pouls des frustrations des patrons français face à un climat d’affaires dégradé, lors d’un discret déjeuner dans un salon de l’hôtel Westin. Devant plusieurs adhérents du CIAN, par ailleurs patrons de groupes fortement implantés au Gabon (Rougier, Air France/KLM, BNP Paribas, Vilgrain, Bolloré et Eramet), les deux envoyés spéciaux du Palais du bord de mer ont été vivement interpellés sur les questions de dette intérieure, de corruption, ainsi que sur le recul des parts de marché françaises – un représentant de Total qui devait assister à ce déjeuner s’est décommandé.

Les deux ministres ont concentré leurs arguments sur les efforts entrepris fin 2014 par le gouvernement pour assainir le volume de créances des entreprises privées et sur les politiques de diversification “ouvertes aux intérêts français”. “On est passé d’une situation totalement bloquée à une situation non satisfaisante, mais avec un début de dialogue”, a confié l’un de ces patrons à La Lettre du Continent au terme de cette rencontre.

Source : LA LETTRE DU CONTINENT

Transcription : ANNE MARIE DWORACZEK-BENDOME

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