mercredi, août 12, 2020
Gabon : Une annonce de plus concernant l’assainissement des comptes publics.
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Gabon : Une annonce de plus concernant l’assainissement des comptes publics.

 

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Je cite les spécialistes : Le système de gestion des finances publiques se caractérisé par des obsolescences et des cloisonnements qui nuisent à son efficacité

2010, le temps des leçons à tout craint

Extrait  du discours à l’encontre des Gabonaises et Gabonais, par le Président Ali Bongo Ondimba à l’occasion du premier anniversaire de son investiture à la Présidence de la République Gabonaise, prononcé le 16 octobre 2010 :
“Je pense précisément à l’opération de recensement des agents publics. C’est l’une des toutes premières réformes à avoir été lancée, mais dont les résultats se font toujours attendre.
L’objectif était d’identifier les poches d’économies à réaliser pour financer l’investissement et répondre aux obligations de l’Etat vis-à-vis des entreprises et d’autres partenaires.

L’Etat traîne des impayés depuis plusieurs années. C’est un passif lourd qu’il nous a fallu gérer à notre arrivée. J’ai donc demandé qu’il soit procédé au payement de ce passif qui s’est accumulé depuis 2004.
Sur un service global de neuf cent onze milliards géré par la direction générale de la comptabilité publique, plus de huit cent quatre vingt milliards ont été payés au 30 septembre 2010.

Au niveau du budget de l’Etat, plus de six cent milliards ont été réglés pour éponger la dette intérieure. Il faut donc considérer qu’une politique active de paiement des arriérés de l’Etat a été mise en place, afin de relancer l’activité économique nationale et soutenir un niveau d’emploi porteur de croissance.
En effet, fallait-il mettre au chômage des Gabonais en ne payant pas de dettes dues aux entreprises ? Je ne pouvais pas me permettre de faire un tel choix.
L’Etat s’est donc vu contraint de s’endetter auprès des banques locales pour assumer sa responsabilité administrative et financière et sauver des milliers d’emplois menacés”

Les agences  parade contre  le gaspillage des fonds publics ?

Entre temps, il y a eu la mise en œuvre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE)  
Et pour relever le défi gabonais, Ali Bongo créée des agences qui sont rattachées directement à la présidence de la République, et qui font à la place des ministères :
– Agence nationale des grands travaux (ANGT),
– Agence des parcs nationaux,
– Agence des bourses et stages,
– Agence d’études et d’observations spatiales,
– Agence nationale de l’urbanisme,
– Des travaux topographiques et du cadastre,
– Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences.

La gestion de la plupart d’entre elles confiée à des allochtones. (AM Dworaczek-Bendome)

Patraque, oups!

Et à  deux ans de la prochaine présidentielle, paru dans le Journal « jeune Afrique du 17/07/2014 à 10:51, on peut lire :” le Gabon fait le ménage dans ses finances publiques” 

Entreprises fantômes siphonnant les lignes budgétaires, marchés publics colossaux passés de gré à gré, budgets d’investissement évaporés: le Gabon a entrepris une remise à plat de ses finances publiques qui fait tousser à Libreville.

Le gouvernement gabonais a lancé au 1er janvier un audit approfondi des finances publiques, mené par la nouvelle Direction générale du contrôle des ressources et des charges publiques (DGCRCP).

“Il faut rompre totalement avec les pratiques du passé”, lorsque “plus de la moitié du budget disparaissait dans la nature”, explique à quelques journalistes, dont l’AFP, le patron de la DGCRCP, Jean-Fidèle Otandault.

Créée en 2012 sur instruction du président Ali Bongo Ondima, élu après la mort de son père Omar qui avait dirigé le Gabon pendant 42 ans, cette direction dispose de larges pouvoirs d’investigation et peut s’opposer à des paiements ordonnés par les administrations.

Le budget 2014 s’élève à 3. 000 milliards francs CFA (4,57 milliards d’euros) pour une population de 1,6 million d’habitants. A titre de comparaison, celui de la Côte d’Ivoire (22 millions d’habitants) est de 4. 400 milliards FCFA. La Centrafrique émarge, elle, à 120 milliards FCFA pour 4,8 millions d’habitants.

Pour mener à bien ses enquêtes, cette nouvelle direction a bloqué les paiements de l’Etat au 31 décembre, le temps d’éplucher pendant près de six mois les livres de compte du Trésor public, remontant parfois jusque 10 à 15 ans en arrière.

Et il y avait beaucoup de cadavres dans les placards. “On ne peut pas continuer à détourner les fonds publics”, alors que la production pétrolière, première ressource du pays, stagne, s’insurge le haut responsable. Et quand de surcroît un tiers des foyers gabonais survivent dans le dénuement et que les infrastructures de base (routes, eau, électricité,. . . ) nécessitent des investissements.

– Surfacturations à grande échelle –

Les enquêteurs ont ainsi découvert que le matériel informatique était parfois facturé trois à quatre fois le prix du marché aux administrations. Et que pendant dix ans, une ligne annuelle d’investissements de 50 milliards FCFA destinée aux provinces s’est massivement évaporée. “Sur les 500 milliards (762 millions EUR), plus de 400 milliards ont été détournés en dix ans”, selon la DGCRCP.

Ou, encore, un marché colossal de travaux public de 300 milliards FCFA (457 millions EUR) passé de gré à gré, sans appel d’offres. L’audit a également mis au jour un système d’entreprises prête-nom, créées par des proches ou des parents de fonctionnaires qui leur attribuaient des marchés publics et les réglaient sans que les travaux soient exécutés, ou les prestations fournies.

“L’audit a permis de voir les failles du système”, selon les autorités. Face à ces “dysfonctionnements graves”, des procédures disciplinaires vont viser des agents de l’Etat.

Mais le “nettoyage des comptes publics” a aussi provoqué la colère d’entreprises fournisseuses de l’Etat, qui ont vu leurs paiements bloqués plusieurs mois, entraînant l’arrêt de chantiers, et suscité l’inquiétude des milieux patronaux sur un risque d’insolvabilité de l’Etat.

“Il fallait faire le ménage, nettoyer les comptes et accepter de traverser une période difficile”, plaide M. Otandault, selon qui les créances en souffrance sont en cours de paiement: “nous nous faisons beaucoup d’ennemis, qui font courir la rumeur de l’insolvabilité simplement parce qu’ils n’en profitent plus”.

Désormais, l’Etat paie uniquement “la bonne dépense, pas la mauvaise”, assure-t-il. La DGCRCP a reçu 400 chefs d’entreprises ayant des marchés avec l’Etat après des enquêtes comptables, en demandant à certains de revoir à la baisse certaines factures.

Afin d’éviter de telles dérives à l’avenir, le Gabon va se doter d’une autorité chargée de veiller sur les marchés publics et instaurer en 2015 des règles de contrôle budgétaire plus strictes.

Source : http://www.jeuneafrique.com

Lien : http://www.jeuneafrique.com/actu/20140717T105150Z20140717T105127Z/le-gabon-fait-le-menage-dans-ses-finances-publiques.html

Lien : http://www.liberation.fr/economie/2014/07/17/le-gabon-fait-le-menage-dans-ses-finances-publiques_1065479

 

 

Trop d’annonces et rien dans les faits, ça lasse!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!?

 

17/07/2014 à 10:51 | AFP

 

 

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