mercredi, janvier 27, 2021
Gabon. Guilou Bitsutsu-Gielessen : un autre visage de l’opposition
ActualitéPolitique

Gabon. Guilou Bitsutsu-Gielessen : un autre visage de l’opposition

Gabon-Guilou-Bitsutsu-Gielessen-opposant-au-régime-en-place-au-Gabon-...

 

Le défi de la relève. Guilou Bitsutsu-Gielessen est un opposant au régime en place au Gabon, il est membre de l’Union Républicaine pour la Démocratie et le Progrès (URDP) et son “Secrétaire exécutif ”
Ce parti politique est également membre de l’Union des Forces pour l’Alternance (UFA).

Dans la vie de tous les jours, car ce n’est pas un professionnel de la politique, il est enseignant à IFSP (Institut des Finances et des Sciences Politiques) de Libreville. Et il est diplômé en Management Finance et Bourse; en Sciences Politiques; Histoire Moderne.

Epoux comblé, il est père de cinq (5) enfants qui sont sa joie, son bonheur et sa fierté.

Homme libre, Guilou Bitsutsu-Gielessen a pour ligne de conduite, le débat démocratique et les propositions pour faire aller mieux ce pays. Au Gabon “La politique est à la fois un produit  inerte et moutonnier, enclin à de grandes émotions collectivistes plus que des programmes ou des idées. L’heure est aux vraies questions pour de vraies réponses. Comment puis-je servir mon pays? En quoi ce pouvoir contribue-t-il à mon bien-être?” et d’ajouter, “cet exercice personnel et objectif permet à chacun de se ré-approprier sa citoyenneté, citoyenneté aveuglée par l’intimidation et la fumée des promesses non tenues.”

Il est de ce petit groupe qui est sans conteste, “la jeune garde Politique du Gabon de demain”.L’homme est d’une génération dit-il, qui n’a de compte à régler avec personne en tant telle mais plutôt qui exige des comptes dans la gestion du pays à une nomenklatura qui a su s’arroger tous les droits en oubliant le reste de la population.

Il revendique comme d’autres, le droit et l’obligation de revoir en profondeur le fonctionnement tout entier du pays et pas seulement le ravalement de façade.
L’homme interloque par son discours. Pour lui, une politique se juge sur l’impact qu’elle a sur la vie quotidienne des habitants et pas le contraire.

Son opposition n’est pas axée sur une opposition de personne, ni aux “Bongo Ondimba”, ni aux militants du parti démocratique gabonais. Son opposition est liée uniquement à la situation des gabonais, à leur misère, leurs souffrances et leurs absences d’espérance.

Ses attaques se concentrent aux pratiques qui maintiennent la majorité des Gabonais dans le sous-développement et dans les ténèbres de l’illusion.
Sa boussole est l’intérêt général. Faire la politique pour faire politique est un non-sens dit-il, s’il est réduit uniquement à essayer à son tour, d’accéder à la mangeoire, avoir sa place au soleil comme cela a été le cas durant les dernières décennies. Nous allons vers un mur, tant que les gabonais n’auront pas droit à ce qui leur revient de droit: un logement décent, l’accès universel garanti aux soins médicaux, le niveau d’éducation et de formations dispensés ne sont pas en adéquation avec les besoins réels du pays; que les emplois qui se créent ci et là, les gabonais de souche en soient prioritaires et une attention particulière en direction des plus exposées, c’est-à-dire les femmes et les jeunes, diplômés ou pas.

Les politiques publiques doivent mettre l’accent: sur la hausse du pouvoir d’achat qui passe par la revalorisation du SMIG, sur la baisse de l’inflation, sur le développement des transports urbains, sur la maîtrise de l’immigration, sur les objectifs de croissance économique et du bien-être social.

Le frein au développement et à la croissance économique sont liés d’abord et aussi à la non répartition équitable des richesses du pays, qu’il dénonce avec énergie.

L’homme doit être au centre de toutes les préoccupations et au cœur du développement, martèle-t-il.
Peut-on imaginer que l’éradication de la pauvreté au Gabon soit une mission impossible? – S’interroge-t-il.

Il exècre tous ces forums pour l’emploi des jeunes, journées des jeunes, des séminaires pour l’entrepreneuriat des jeunes, etc…, avec le temps, chacun sait que ça n’apporte rien de concret depuis plus cinq (5) ans. Dans ce jeu d’annonce, les seuls qui tirent leurs épingles de ce brouhaha, ce sont les ayants-droits de ce système qui a verrouillé tout l’appareil d’état, des entreprises parapubliques et privées. Le Gabon n’est pas une propriété privé, pourquoi la gestion de cet état ressemble à s’y méprendre à un petit club avec ses membres à vie composé d’amis et de copains.

Guilou Bitsutsu-Gielessen pense qu’il faut sortir de la façon binaire de voir et de faire la politique au Gabon: opposition face au PDG, Les anti-Bongo face aux Bongo… la politique n’est pas un ring où l’on se règle des comptes. Les Alliances se font et se défont au gré des intérêts des un et des autres, on navigue entre humeurs, émotions, volte-face et changements de camps et ce depuis 1990. Les Gabonais sont les otages, les otages de leurs acteurs politiques! D’ajouter, les Gabonais en ont marre, Il faut une autre voix….

Et de renchérir “Les Gabonais, dans une demande citoyenne souhaitent une participation politique renouvelée. Une offre politique désintéressée de l’enrichissement personnel.
Des acteurs politiques riches en proposition, lumineux en intelligence, animés par un idéal de justice et de démocratie. Des Gabonais aptes à mettre en branle la théorie de l’État en action, exaltant l’intérêt général et mettant l’individu au cœur du développement.”

Aujourd’hui l’avenir est incertain et les inquiétudes nous arrivent de partout…
Il exprime son amour pour ce pays qu’il adore. Il pense que le développement du pays doit  reposer en priorité sur tous les enfants de la nation et que les compétences du bout du monde qui nous viennent, doivent être un complément et pas comme c’est actuellement où  l’ensemble de l’économie nationale est aux mains de non-nationaux.

Concernant l’avenir du Gabon et des différentes personnes qui apparaissent dans l’espace public, quel que soit le camp, majorité ou opposition, au final, selon Mr Guilou Bitsutsu-Gielessen le peuple gabonais reste le seul juge, le peuple n’est pas ignorant, il voit, entend, observe, connait l’historique des uns et des autres.

À la proche de l’échéance 2016, l’homme appel à un Gabon “normal”, hors des intriques. Il se voit en citoyen libre qui participe à la vie de la cité, aux résolutions de problèmes comme tout un chacun. Il croit en une opposition crédible, alternative au pouvoir, forte en proposition, riche en idées, et pas seulement en critique.

Tant que les actions politiques répondent aux attentes des gens, je ne peux pas m’y opposer. Sinon ce serait faire de politique pour l’intérêt et l’ambition personnelle.
Une politique moderne, ne se résume pas à la personne qui occupe la fonction de président, une politique moderne doit avoir des incidences positives sur l’ensemble des domaines de la vie des populations concernées, à l’exemple de la Turquie avec Mustafa Kemal Atatürk qui a créé la Turquie moderne dont chacun reconnait l’empreinte jusqu’à ce jour.

Obligation de résultat- Concernant le pouvoir actuel. Quand on regarde bientôt cinq (5) ans l’action du président Ali Bongo Ondimba, on ne peut que parler d’échec cuisant.
Dans une “certaine idée du Gabon”, le peuple Gabonais ne peut payer le prix fort des échecs des hommes politiques. Contrairement à d’autres, il ne saute pas de joie devant les turpitudes de l’actuel occupant du palais présidentiel, parce que dit-il, il n’a rien contre “l’homme”, il a uniquement un rejet de son action en tant que dirigeant. Le dire, n’est pas le lui faire injure, ce serait plutôt le contraire.

Mon humble conseil serait qu’il analyse son action et décide, du virage qu’il souhaite prendre pour les deux (2) prochaines années qui lui reste. Je lui conseillerais de recentrer le débat sur les préoccupations des Gabonais en bon père de famille, afin alléger leurs souffrances.
Tous les voyants du pays sont au rouge malgré l’ambiance folklorique qu’entretiennent le PDG et les médias sous tutelle. Jusqu’à quand ignoreront-ils  la détresse?
Et la croissance exponentielle de la pauvreté du peuple Gabonais?

Le Gabon immuable. Les hommes passent, le pays reste. On a le devoir de passer le relais dans de bonnes conditions, de transmettre un minimum qui permettent à ceux qui viennent de commencer avec bon un capital de départ, hors, ceux qui sont en postes aujourd’hui agissent comme si, après eux, ce sera le déluge. Il suffit de constater le peu d’effort que certains consentent. Ce n’est pas normal. Il faut changer tout cela.
Alors que le Gabon se trouve à la croisé de son destin, eux aussi doivent être dans une démarche de passer le témoin et d’accompagner en bonne intelligence pour le bien de tous, le changement. Il faut un sens de responsabilité aiguë quel que le soit les camps.

Comme mes concitoyens, j’aspire à un vrai changement. Sitôt la mise place d’un système électorale fiable et transparent, le destin politique du pays se fera par le biais des urnes, projet contre projet.

Les gabonais veulent une rupture, ils veulent un Gabon debout, on ne va s’y préparer en se servant des mêmes entraves.
La Suisse est un  petit pays par sa taille mais elle a su développer son potentiel et c’est ce que je veux pour le Gabon et en plus, nous, nous  avons un sous-sol riche.

Il est clair que Guilou Bitsutsu-Gielessen  est un homme politique sur lequel il faudra compter. Il veut voir en l’opposition une force constructive, souveraine et démocratique au-delà des personnes.

À propos de son rôle dans le futur du pays, l’homme n’exclue rien, je défendrai de toute façon mon pays et j’accomplirai mon devoir jusqu’au bout.

 

ANNE MARIE DWOREACZEK-BENDOME

 

lien intervention télé :

www.facebook.com/guilou.bitsutsugielessen?fref=ts

 

http://www.dailymotion.com/video/x1zlit9_l-invite-du-jour-avec-guilou-bitsutsu-gielessen-secretaire-executif-de-l-urdp_news?start=1

 

 

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.