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Gabon 2016 : la réélection d’Ali Bongo Ondimba parait inéluctable

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Ali Bongo Ondimba  serait-il  inaccessible à ses adversaire  ?
Ali bongo Ondimba pourrait-il  être le président d’un second mandat en 2016, sans problème?

D’après les analystes sur la chaîne “TV5MONDE”, cette perspective serait plus que probable par manque d’adversaires sérieux.
Alors qu’il se dit ci et là que pour la grande messe anniversaire du grand parti de masse, c’est à dire, le parti démocratique gabonais au pouvoir  créée en 1967 , par le défunt Omar Bongo Ondimba, père de l’actuel président,  tout ne serait plus aussi rose qu’autrefois. Ainsi, on a appris fortuitement que pour fournir une foule plus dense lors des festivités du 46 anniversaires de cette formation,  le parti se serait  abaisser à acheter des figurants 5000 F-CFA/par personne pour gonfler les foules pendant les rassemblements.

Les mécontentements sont pourtant là mais fautes de statistique et de sondages fiables, on se réfère à l’attitude des populations lors des élection locales de novembre 2013, durant lesquelles, Il a semblé  que le président gabonais ne séduisait  plus autant que lors de son accession à la magistrature suprême, le 16 octobre 2009.
Et surtout , le  reformatage même partiel  tant espéré n’a pas eu lieu, la gestion de la chose publique est toujours autant malmenée, certains en “off” disent pire qu’avant.  Quant à La ligne politique, elle est illisible, brouillonne et son comportement  personnel  est sujet  de discussion.

Emission “- Gabon : célébration des  46 ans du PDG sur fond de dissidences. “, sur la chaîne TV5MONDE

 

Qu’a-t-on retenu des leçons du passé ?

Un petit  retour en arrière, 2009, voici quelques extraits des câbles de L’Ambassade des USA à Libreville à cette époque :

LES CÂBLES DE WIKILEAKS (VII): (2009) – L’ambassade des USA à Libreville trouvait l’Opposition inepte. Analyse sans complaisance des acteurs politiques.

Câble réf 09LIBREVILLE421 publié le 18 Septembre 2009.

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L’OPPOSITION NE FAIT RIEN
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¶ 2. (C) Aucun des candidats à la présidentielle n’a pu esquisser un plan cohérent pour contester efficacement l’inauguration vraisemblable d’Ali Bongo en tant que président. L’ambassadeur a rencontré les candidats, Pierre Mamboundou de l’UPG, Bruno Ben Moubamba (indépendant) et Yvette Ngwevilo Rekangalt (Indépendant) après la proclamation des résultats des élections. Tous ont protesté contre les résultats annoncés, mais aucun n’a de façon coherent articulé une stratégie de mobilisation du public pour le soutient de leur cause.

¶ 3. (C) Quand nous avons demandé quels sont ses plans pour s’opposer aux résultats des élections, Mamboundou, le plus ancien et mieux connu des membres de l’opposition au Gabon, a levé ses mains et haussé les épaules en disant: “Que pouvons-nous faire?” Mamboundou n’a pu parler des plans de l’UPG qu’en vagues généralités, se plaignant que c’était la troisième élection qu’un membre de la famille Bongo lui vole. Lors de la réunion, Mamboundou ne s’est pas engagé de dire si l’UPG allait formellement soumettre un recours contre les résultats, à la cour constitutionnelle. Alors qu’il affirmait qu’un tel recours était probable, il ne pouvait fournir aucun détail.
Le 17 Septembre, l’UPG a déposé son recours sur la base d’accusations de fraudes dans 67% des bureaux de vote, mais nos contacts au sein de l’UPG ne sont pas optimistes quand au succès de leur requête.

¶ 4. (C) Rekangalt et Moubamba, les deux candidats mineurs aux élections, ont parlé en général d’idées visant à mobiliser le public pour s’opposer à Ali Bongo. Pressé de fournir plus de détails ou de donner un calendrier, aucun d’eux n’a pu être spécifique. Rekangalt a dit qu’elle soumettrait un recours aux élections basé sur la question des origines d’Ali Bongo et la rumeur très répandue qu’il ne soit pas gabonais de naissance et par conséquent, inéligible à la présidence. Moubamba était sceptique au sujet du rôle de la cour constitutionnelle et n’avait pas du tout l’intention de soumettre un recours. Moubamba, qui a présenté un bon nombre d’arguments intelligent contre l’hégémonie du PDG, a quitté Gabon le 13 Septembre pour la France et les Etats-Unis, où il sera porte-parole international de l’opposition, un geste qui effacera la popularité qu’il a obtenu pendant sa campagne et sa grève de la faim.

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Un silence assourdissant
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¶ 5. (C) Ni Mamboundou, André Mba Obame (candidat indépendant qui a également obtenu plus de 25% des voix), ni aucun autre candidat de l’opposition ne s’est présenté en public ou énoncé un message clair a l’endroit du public après les élections. Tous les candidats ont dit à l’ambassade qu’ils n’avaient pas de plans immédiats pour des sorties publiques. Ils ont chacun attribué le silence de l’opposition aux restrictions imposées par le gouvernement gabonais aux media de radiodiffusion et de presse écrite et l’omniprésence permanente des forces de sécurité à travers Libreville pour dissuader tout rassemblement public. Mamboundou et l’opposition ont été éloquemment silencieux dans les jours chaotiques qui suivirent les élections, lorsque des manifestants descendirent dans les rues de Port-Gentil. Ce silence a continué, avec pour conséquence que de nombreux gabonais désormais jugent l’opposition inefficace ou désintéressée.

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QUI VA SE LEVER ?
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¶ 6. (C) A ce stade, il n’y a pas encore de successeur pour prendre la relève de leader de l’opposition. Mamboundou est vieillissant et sa santé est mauvaise. André Mba Obame, très populaire dans les zones dominées par l’ethnie Fang, n’a pas rallié le reste du pays à sa cause. Les 13 autres candidats indépendants n’ont pas de parti structuré ou un soutien au-delà de leurs équipes de campagne. Les autres personnalités mineures de l’opposition sont considérées par la population, soit comme corrompues, ou secrètement alliées du parti au pouvoir et inefficaces, soit une combinaison de tout ce qui précède. En conséquence, il ya une absence de leadership croissante dans l’opposition. Contrairement au parti au pouvoir, il n’y a pas d’héritier dans l’opposition.

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COMMENTAIRE
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¶ 7. (C) L‘incapacité de Mamboundou d’être un leader pendant les jours critiques qui suivirent l’annonce des résultats des élections, a été un mauvais précédent pour le reste de l’opposition désorganisée. Même le décompte publié par le gouvernement a donné à l’opposition plus de 55% des voix, une indication de l’impopularité d’Ali Bongo Ondimba et du parti au pouvoir. Cependant, les divisions dans l’opposition pourraient s’approfondir davantage, la rendant incapable de capitaliser sur les faiblesses d’Ali Bongo, et de représenter les intérêts de la population. L’inefficacité de l’opposition continue de permettre au PDG de maintenir sa dominance sans aucune pression significative d’améliorer la gouvernance, de résoudre les problèmes sociaux et améliorer les performances économique. L’UPG peut espérer qu’au minimum, les recours en annulation forceront la cour constitutionnelle à retarder d’un mois l’inauguration d’Ali Bongo. Même s’ils pensent que cette action est futile, tout court-circuitage de la procédure par Ali Bongo démontrerait qu’il n’a pas d’égards en ce qui concerne l’état de droit.

FIN DE COMMENTAIRE.
Reddick

Câble réf 09LIBREVILLE421 publié le 18 Septembre 2009.

Source :  Charlie M.

Les mêmes causes produisent  les mêmes effets !
Avec la clique actuelle d’opposants du “troisième ages”, qui au lieu d’essayer d’aider les plus jeunes à mieux  se positionner pour  affronter la prochaine échéance de 2016, se battent plutôt pour  eux-mêmes ou leurs proches. Si en plus, on rajoute le défaitisme légendaire des gabonais avec le célèbre phrase : “Mais, on va faire comment encore !” – “la boucle est bouclée ” – Sauf si  l’imprévisible se produisait d’ici là ! – “Wait and See”

 

AM. DWORACZEK-BENDOME

2 Commentaires

  1. Moi je souhaite que le Gabon se tienne dans une bonne perspective,pas dans la mesure où certains après leurs admission au ministère gabonais se veulent être des candidats de la futur élection présidentiel 2016. Monsieur,si vous me permettez de me consulter.Il faut toujours songer à préparer un candidat former du PDG pour qu’il soit un jour Président de la république afin d’éviter toutes discordes.Serte,le PDG forment des ennemies incapable d’agir comme des vraies opposants,comme s’ils étais former d’eux-mêmes.Je ne suis pas PDGiste mais avec l’âge que j’ai je suis capable d’observé la politique.Je me demande si le jeu ne se joue entre vous? Je vous remercie de m’avoir lu.Mes meilleurs vœux 2015!!!!!!!!!!!!!!!! KANTOULA Kant Danex Clavherin

  2. ces articles qui sortent ici et là ne prennent pas en compte les realites du pay les opposants ne defendent pas les interets de la populations, et la population elle meme est corompue, elle n’est pas consciente de leur mal etre il ya pas que des routes a demander dans ce pays le plein emploi tant pronner c’est l’armé il ya des talents qui meur au pays, musique, sport, tout dois toujour etre un don du president meme ce qui nous revien de droit

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