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LE CND « NEW LOOK EST ARRIVE »

LE CND « NEW LOOK EST ARRIVE »

 

Le  Conseil National de la Démocratie

Lors du conseil des ministres du 20 septembre 2012, le président gabonais annonçait son souhait de réactiver le Conseil National de la Démocratie“,  lieu disait-il, plus institutionnellement approprié et prévu pour le débat politique et pour un bon exercice de la démocratie.

Plus de 2 mois après cette annonce, Le  Conseil National de la Démocratie, vieil outil de gestion de l’état sous le défunt président Omar Bongo Ondimba où il jouait le rôle de « SAS de sécurité » entre le pouvoir et ceux qui le contestaient, tous ces petits brouillaminis se résolvant après quelques échanges, quelques parlottes sans suites contre du” trébuchant et du sonnant”  ou encore d’une “nomination à un poste prestigieux” et tout ce monde bras dessus-dessous, d’un côté comme de l’autre repartait content.

Fort de ce bilan, après le retour, en août 2012, du 1er opposant gabonais, après 14 mois d’absence dans le pays  pour des raisons de santé , Monsieur André Mba Obame (himself ), les conseiller du président gabonais, dans le but de contenir les nouveaux bruissements contre son pouvoir l’ont conseillé de réveiller ce “antique artéfact” qui dormait profondément depuis belle lurette.

Un CND remanié

A cet effet, Des bruits de couloir venant du palais présidentiel du bord du mer au Gabon laisserait entendre que le CND sous El Hadj Ali Bongo Ondimba n’aura rien à voir avec la formule qui a  existé sous “Papa Omar“.  D’après ces personnes bien informées, le président gabonais compte bien faire du CND, comme il l’a dit, un lieu d’échange, de discussion, de proposition pour la bon fonctionnement de la démocratie et pour un nouveau type de gouvernance au Gabon.

Concernant les conditionnalités pour y participer, ces personnes disent aussi, que ceux qui affirment ci et là des choses se tromperaient lourdement. Rien n’étant écrit dans du marbre, le chef de l’état à toute la liberté d’adapter l’outil à sa disposition, à la nouvelle configuration afin qu’elle colle à la  situation d’aujourd’hui et aux hommes qui la compose.

D’après les « on dit », le président reverra avec le gouvernement la participation des uns et des autres, et que sans avancer plus loin, on peut dire que tout le monde y sera, surtout pour ceux que cela intéresse, ils pourront participer activement, il y a aucune exclusivité de mise en faveur uniquement des  hommes politiques. Tous ceux qui aspirent et souhaitent participer activement à la bonne marche de la démocratie au Gabon seront les bienvenus. Des partis politiques en conformité avec les lois de la république et leurs dirigeants, aux  organisations de la société civile et ainsi que la diaspora gabonaise dans le monde devront être conviés, toutes visions méritent d’être écoutées.

Il est toutefois  à préciser à l’attention de ces futurs participants, que la participation au CND qui reste un lieu d’échange démocratique pour tous les gabonais ne saurait être compris comme étant éventuellement un espacement où certains recevront des compensations financières ou des postes d’envergures, on y vient pour participer à la vie de la nation pour le bénéfice de toutes et de tous.

 

Une figure de la société civile en Afrique Centrale

De  l’autre côté, une partie de l’opposition gabonaise, incarnée par le désormais officiellement homme politique  Marc Ona  et quelques lieutenants idéologues de Monsieur Mba Obame sont en train de mettre en sur pied  l’organisation  une Conférence Nationale Souveraine. Portée uniquement par Marc ONA, on aurait souhaité pour plus de crédibilité et surtout d’une véritable ouverture à toute la nation gabonaise d’y voir inclure dès maintenant dans l’appel de  la phase d’ouverture des inscriptions pour la conférence nationale, les noms de la relève politique gabonaise de demain comme M. Daniel Mengara, M. Richard Moulomba, M. Bruno Moubamba et bien d’autres encore, la liste est longue.

Doit-on déduire que cet évènement n’est qu’une occasion pour le premier nommé d’asseoir sa nouvelle stature. L’individu (comme la nature) n’aime pas le vide, Monsieur Marc Ona lance le pari de faire mieux que ces aînés ces derniers temps, réussira t’il ou pas ?

 

les sans voix de la république

Quoi qu’il en soit, nous gabonais d’en-bas, les sans grades, sans rien du tout, les “Makaya” qui vivotent  entre la vie chère, un environnement  plus que défavorable, ne sachant plus à quel Dieu se vouer, on espère que les uns comme les autres ne feront pas  dans le nombrilisme habituel  qui caractérise cette élite de tout bord confondue, et qu’ils ne feront l’impasse ou ne traiteront pas de  ces vrais problèmes de tous les gabonais des 9 provinces, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et au centre comme des choses dérisoires.

 

A.M. Dworaczek-Bendome

Montage : RD ©

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