vendredi, janvier 22, 2021
ActualitéSocial

VIE CHERE, UN ENIEME PSCHITT!

 

VIE CHERE, UN ENIEME PSCHITT!

Le marketing politique étant devenu une marque de fabrique des hommes politiques Gabonais, on finit par ne plus savoir avec exactitude quand ils sont dans une action véritable ou quand ils font de la simple opération communication en direction des populations.

Rappel des faits:

le 11 octobre 2012, suite aux hausses vertigineuse des prix des denrées alimentaires, mettant  les plus démunies  dans l’incapacité à pouvoir accéder aux produits de première nécessité.  le président de la république,  El Hadj  Ali Bongo Ondimba a pris la décision d’aller vérifier  lui même, si la suspension  en septembre 2012, et ce jusqu’à décembre prochain  de la TVA sur un certain nombre des produits de première urgences étaient bien  appliquée les différents produits tels que  :

  • Poisson (frais et salé) ;
  • Viande (bovine et porcine
  • Volaille (poule, poulet et dinde
  • Riz ;
  • Lait (poudre et concentré) ;
  • Conserves de légumes (petits pois et tomates concentrées) ;
  • Fruits et légumes ;
  • Pâtes alimentaires (spaghettis et macaronis) ;
  • Conserve de poisson (sardines et maquereaux).

Pour un coût supporté par les finances publiques de plus de 11 milliards de Fr CFA, selon  le ministère gabonais de l’Economie.

Jouer de la flûte et battre le tambour!

L’escapade du chef de l’état apporte aussi un éclairage sur  que ce  certains dénoncent tout bas du côté du pouvoir, à part quelques-uns,  un bon nombre de ceux qui se pavanent, se goinfrent  avec titre de ministres  ne valent pas un clou, pour preuve, le chef de l’était doit  lui même faire le service d’une décision gouvernementale. « Opération vérification des prix », du vieux “Port-Môle” de Libreville, au plus grand marché de la capitale, des grossistes, des détaillants et des clients.

Des doublons ?

Il ne faut pas se raconter des histoires, les haussements d’épaule ou autre faux fuyant n’apporteront rien, le Gabon doit trouver des solutions durables à la problématique liée à l’accès aux produits alimentaires prioritaires,  tant sur le plan national, qu’international.

National

Le monde merveilleux des intentions sans suites !

L’espoir fait vivre, certes mais après plus de 44 ans, le temps commence à être long, il faut se faire une raison.
La lutte contre la vie chère demeurera pour longtemps encore dans le domaine des intentions vaines, absence de politique d’envergure  nationale pour  l’autosuffisance alimentaire et la  non maîtrise des opérateurs privés qui ont le monopole, puisque l’Etat, hier comme maintenant, par son  incapacité, voire complicité manifeste, ils ont laissé se constituer des forces économiques hors de tout regard des autorités, ces groupes qui n’ont que faire du Gabon, ni ses populations ont le quasi-monopole et  contrôle  l’ensemble du marché de  la distribution. Ils ont eu des coudées franches tellement de temps, qu’ils ne sont plus à recevoir des ordres mais plutôt à édicter leurs propres décisions au pouvoir public, aux autorités à charge de broder autour, pour se sauver la face.
Ils ne sont plus n’importe qui, ils ont leurs entrées directes au sommet de l’état, pour eux, pas besoin de demande d’audience ou autres  broutilles.

 Avec 80% des besoins alimentaires du pays qui dépendent directement de l’extérieur, ils ont une carte très importante, même avec des  prix élevés, il y a néanmoins des produits disponibles  pour ceux qui de l’argent mais s’ils venaient à se fâcher pour de bon, une paralysie de leur part  et  ce seront peut-être les émeutes de faim.

International

Si, déjà dans le pays, les autorités n’ont aucune  marge de manœuvre,  l’impuissance est totale sur le marché mondiale, aucun pays aujourd’hui n’a de l’emprise sur la volatilité des prix de certains denrées au niveau international.

Cupidité et complicité

On aura beau tout faire, choisir les mots comme  monsieur Bilié Bi nzé, porte parole du gouvernement :  “Un certain nombre de commerçants véreux bénéficient de la baisse mais ne l’appliquent pas, c’est intolérable”Si le gouvernent jouait franc jeu avec les gabonais, pourquoi n’édite t’on pas des listes des commerçants véreux et les noms de leurs enseignes ?

De la simple poudre!

Si, on prenait  du temps et si on enquêtait un peu sur les sociétés qui importent des denrées alimentaires au Gabon , on trouvera  bon nombre  des dirigeants Gabonais, leurs familles et amis proches, d’hier comme d’aujourd’hui comme  des actionnaires dans ces sociétés. Agiter le chiffon rouge, ça fait bien, on  occupe l’espace médiatique , posture  de “Père de la nation” en prime,  on fait l’ouverture des journaux télévisés mais plus personne n’est dupe, après tant d’années, on sait qu’une fois la tension tombée, la routine reprendra le dessus et la population continuera à se faire plumer de plus belle.
Les mêmes qui décident de la baisse des prix,de la  limitation de la TVA, etc.., de l’autre côté, ils ont également présents dans les sociétés qui affament; où est l’erreur?

 bouffer des briques

Tant que l’on se contentera de calfater le navire au lieu de traiter le mal à la racine, de pratiquer  une gestion du pays qui ne voit  pas plus loin que le bout du nez  et où les gouvernants comme les populations,  “à l’insu de leur plein gré”, sont tous  des otages au mains de gens qui ne sont guidés que par l’argent.  “L’égoïsme, la  course effrénée du franc cfa, absence d’intérêt commun”, complétant ce tableau pas très réjouissant, on est pas au bout des supplices.

AM DWORACZEK-BENDOME

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.