ActualitéPolitique

RAYMOND NDONG SIMA FACE AUX CONTRADICTIONS LIÉES À SA NOMINATION !

RAYMOND NDONG SIMA FACE AUX CONTRADICTIONS LIÉES À SA NOMINATION !

 

 

Second 1er Ministre , depuis le 28 février 2012 d’Ali bongo Ondimba après PAUL BIYOGHE MBA, Monsieur RAYMOND NDONG SIMA doit répondre à deux impératifs  :
1-          Donner une primauté à la défense de l’intérêt général en lieu et place des simples intérêts privés.
2-        Réconcilier la population de la région du nord du Gabon au président ALI BONGO ONDIMBA.

 

 

LE DÉPIT D’UN HOMME!

Quoi qu’il en soit, celui qui a fait les frais de cette opération, on a lourd sur le cœur. Pour endormir des éventuelles réprobations, ALI BONGO et son cercle proche n’ont pas fait dans la dentelle, tout le temps qu’a duré les spéculations sur la nomination d’un nouveau gouvernement,  il a reçu des assurances et des signes de leurs parts qui ne faisaient aucun doute sur sa reconduction en tant  que 1er Ministre et, ce n’est que moins de deux heures  avant l’annonce officiel qu’il a reçu un appel du secrétaire générale de la présidence du choix final du chef de l’état.

 

 

MONSIEUR PROPRE !

Après les éloges versées sur la personne du  “Frère Docteur RAYMOND NDONG SIMA”, la symbolique autour de cette nomination  demeure cependant une secousse de très faible portée eut égard aux attentes fondées de  la population gabonaise dans son ensemble. L’homme sans tache et sans reproche, la colombe blanche etc.…, a le profil typique de l’ensemble de l’élite gabonaise de ces 44 dernières années, n’en déplaise à ceux qui veulent en faireun personnage ” iconoclaste”, il ne l’est pas du tout, il a juste été  moins dans la caricature.  A chaque poste occupé, il  s’est fondu  dans le moule sans bruit et sans faire de vague,  au passage, il s’est fait des amis qui comptent,au passage, il pris soin de  s’initié à la franc-maçonnerie, cette technique bien rodée et  sans fioriture lui permet aujourd’hui d’être le nouveau 1er Ministre du Gabon. Même à son dernier poste de ministre de l’agriculture, on ne peut pas dire qu’il a bouleversé les usages et coutumes propre à nos dirigeants. d’ailleurs, quel est son bilan à ce poste,  ce secteur devrait  être une priorité pour le Gabon qui importe 85% de ses besoins alimentaires. 

 

 

LE LEURRE ETHNIQUE

 Le piège dressé par Ali Bongo Ondimba a fonctionné  avec une facilité déconcertante. Par La nomination du “Frère Docteur RAYMOND NDONG SIMA”, on a vu juste le choix du président Ali Bongo Ondimba  de créer de nouveau rapport de force, comme si, le seul changement de l’occupant de la “Primature” passant  du  natif  de la province de l’Estuaire à celui de la  province de Woleu-Ntem était la solutions à tous les maux qui frappent le Gabon.  Pour les partisan, c’étaient  “la révolution du siècle“, pour les autres ” une posture” de plus.

La manœuvre magistrale politico-politicienne d’un homme qui connait les préoccupations premières  de ses interlocuteurs pour jouer avec leurs nerfs, l’effet  escompté a été au rendez-vous. Même des péripatéticiennes sont plus difficile à attirer que cette clique, à quelques exceptions près,   le “collaborationnisme Actif sans retenu et sans réserve”  des élites de la province  du komo mondah, ce côté servile, près à tout pour , ils s’en  paient aujourd’hui le prix.  Grâce à une action conduite  par une envie insatiable de contrôler l’échiquier  politique ainsi que  l’ensemble des acteurs qui interviennent,  ils sont devenus  des “simple bouffons de services,  la province de l’estuaire est maintenant exsangue, castrée, trop occupés à se tirer dans les pattes les uns et les autres et se jetés des boules puantes.

 

 

LA DUPLICITÉ

C’est autour des habitants du Woleu-Ntem,  avec plus de cinq premiers ministres, tous issus de la région de l’Estuaire  ces dernières  années, qu’est-ce que le peuple de cette région a gagné? – rien, des babioles, de la pacotille.
A quelques kilometre de la capitale Gabonaise, on manque de l’eau potable, de l’électricité,  des dispensaires,  des écoles et des collèges, on manque des infrastructures de base, de moyen de transport,  etc… De l’autre côté,  toutes les personnes qui ce sont succédés à la primature, originaires de ce coin du Gabon, sont devenus des multi-millionnaires, leurs enfants, leurs familles et leurs amis , tous se sont  bien servis  passages. Les Seuls  restés les mains vides, ce sont les populations de l’estuaire. Alors, faire croire aujourd’hui, à nos frère du Nord que demain, grâce à Monsieur “je me  fonds dans le moule” (raymond ndong sima), que désormais pour le Woleu-Ntemois ce sera la “DolceVita”, difficle d’y croire!

 

 

“L’OBSESSION PRÉSIDENTIELLE”!

Monsieur ALI BONGO n’aime pas qu’on lui résiste, ce trait de  caractère transparaît de sa personnalité  et domine dans ses rapports autres.  La fronde publique de cette province du nord l’exaspère.  Dompter  enfin ces facétieux  (argent, pouvoir), mettre   fin à l’attachement supposé vrai ou faux, des populations cette partie du pays à la personne de Monsieur MBA OBAME ANDRE.  Au-delà, de quelques congédiements majeures qui tiennent lieu d’ajustement et de besoin  de marquer  son empreinte  personnel sur son équipe gouvernementale,  le premier challenge auquel est vraiment assigné Monsieur Ndong Sima, c’est rallié enfin ces hommes et femmes à la  cause du résident “du palais du bord de bord”.

 

 

L’UNION DES SANS VOIX

les Populations du Gabon sont grandes et le piège est trop gros.  Le simple jeu de positionnement des uns et des autres ne les concernent pas. Des neufs provinces du pays les besoins sont les mêmes. Les élites au pouvoir n’ont pas souci des petits gens, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et au Centre, ils nous utilisent à leur fin personnel,  aucun d’entre eux n’est exempte de reproche, ils se tiennent par la barbichette. De la franc maçonnerie, passant par des loges moins prestigieuses, à la politique, aux affaires et la vie privée, ils se voient , se cooptent, se parrainent, se soutiennent et abusent de nous sans vergogne. Bisbilles de façade, on les connait!

Aucun simple gabonais n’est à l’abris des appetits gargantuesque de ces hommes et femmes, qui  se goinfrent, oublient l’interet général, abandonnent  des pans essentiels de notre souverainteté à des puissances sans foi ni loi.

Pendant que des citoyens lambda  courbent le dos, ferment leur gueule, rasent les murs,  font  un seul repas par jour, se décarcassent contre un quotidien, la masse populaire est victime de cette classe politico-affairiste, plus que jamais, Ndong Sima et les autres, on s’en fout, qu’ils  fassent un peu leur boulot, c’est que le peuple attend, espère, des conditions de vie plus digne, un environnement propice  à l’épanouissement de chacun, dans le respect des droits collectifs et individuels, laisser chacun exprimer son opinion sans risque de représailles.

 

Si, l’élite Gabonaise  voulait en découdre, elle  l’aurait déjà fait, le but des uns et des autres n’est pas “le changement” mais “juste pousse toi, pour que j’y mette“.  Restons vigilant, la perpétuation d’un système, d’un mode de fonctionnement, c’est ce qu’ils défendent et c’est aussi cela qui anime “les nominations et les colmatages”.

 

Quelle partie de sa mission aura  son attention en priorité? 

Dans tous les cas, la vigilance s’impose à tout et  à toute  plus que jamais.

 

Anne marie Dworaczek-bendome

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.