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POSSIBLE LIMITATION DES MANDATS ELECTIFS AU GABON !

 

POSSIBLE LIMITATION DES MANDATS ELECTIFS AU GABON !

METTRE FIN A DES  PRESIDENCES INTERMINABLES

ALI BEN BONGO ONDIMBA, le président du Gabon, dans  un entretien en date du 18 Mars 2012, avec le journaliste de  FRANCE 24 et RFI, Monsieur ALAIN FOKA. Ce dernier a posé au président gabonais différentes questions et notamment celles  relatives  à la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs au Gabon

La réponse du président du Gabon a été la suivante:
“Sur le principe, je suis pour que cette question puisse être regardée, examinée calmement, sereinement mais aussi avec beaucoup de justice et d’équité.
Je m’explique, si nous décidons de la réduction des mandats, il doit être attendu qu’il s’agira de la réduction de tous les mandats, tous les mandats électifs ; pourquoi certains et pas d’autres. Il faut être logique, pourquoi certains se feraient imposer la limitation des mandats et d’autres pourraient être à vie
et de continuer;
Si, on regarde la question de façon générale, je dis, regardons ;
La seule chose que je refuse c’est la “catégorisation”.

 

 

ETHIQUE ET MORALITÉ !

Cette proposition pourrait  répondre à deux impératifs indispensables à la bonne marche du pays :
– contribuer au renouvellement de la classe politique et permettre aux Parlementaires de se consacrer davantage à l’action législative.
– empêcher toute personnalité politique d’occuper plus de dix ans de suite le pouvoir régalien. à la limitation des mandats électifs.

 

 

UN SOUCI DE TRANSPARENCE !
À toutes fins utiles et pour la bonne compréhension du débat, dès son accès au pouvoir, le 16 octobre 2009, la bonne gouvernance, l’éthique et la moralité n’ont pas été les premiers soucis du président fraichement élu, il s’est plutôt illustré dans le sens contraire en ajustant et en taillant la constitution du pays à sa mesure. C’est ainsi qu’en décembre 2010, le président Ali Bongo a fait adopter une révision de la constitution par les élus des deux chambres du parlement gabonais (Sénat et Assemblée nationale)
Maintenant, chacun peut évoluer, néanmoins, Monsieur ALI BEN BONGO ONDIMBA et son régime contrôlent toujours
– l’assemblée nationale avec 104 députés ;
– le Sénat est tenu par Madame Rose Francine Rogombé , membre du parti au pouvoir et présidente de cette institution ;
– la cour constitutionnelle est sous la coupe de l’une des femmes de son défunt père, la très zélée présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, Marie-Madeleine Mborantsuo

 

 

USURE ET L’IMMOBILISME.
Limiter le cumul des mandats électifs avec des présidences interminables comme cela été le cas avec le défunt président OMAR BONGO ONDIMBA et les conséquences politiques et sociales qui en n’ont résulté.
Limiter le cumul des mandats électifs peut-être un meilleur moyen pour une redistribution de la démocratie, éviter qu’une même personne reste trop longtemps au même poste à responsabilité est bien et l’idée du président Ali ben bongo d’y inclure tous les mandats (collectivités locales où la durée est parfois, effectivement, impressionnante (trois voire quatre décennies !).

 

 

ET L’ENSEMBLE LA CLASSE POLITIQUE GABONAISE MAINTENANT !
À l’ensemble la classe politique nationale, à toutes ces femmes et ces hommes qui depuis de décennies squattent à vitam aeternam des mandats électifs, sans jamais faire quoi que ce soit qui justifie vos présences ininterrompues, la balle est dans votre camps.
Quel Gabon souhaitez-vous léguer aux générations futures ?
Servir la patrie est acte noble qui mérite le respect mais ensuite, il n’est pas interdit d’aller vers d’autre métiers, faire de la politique est devenu une fonction dont seul la mort y met un terme, conséquence, des esprits sclérosés, frileux, réfractaires au moindre changement et où les petit calculs entre initiés sont érigés en règles, engendrant au passage une absence totale d’initiative.
S’il vous reste ne fusse qu’un fragment du souci de l’intérêt commun ainsi que l’amour de la patrie, vous avez l’obligation de mettre au défi le chef de l’état.
Mesdames, Messieurs, vous devez prendre le chef de l’état à son propre jeu et aller vers le sens de la limitation des mandats, seule condition pour qu’une nouvelle génération d’hommes et de femmes émerge enfin.

 

 

A VOUS D’AGIR !
Enlevez vos œillères et faites mentir tout le monde, d’ailleurs, Monsieur ALAIN FOKA qui connait également la classe politique gabonaise, dans cet échange avec le président.
Question Alain Foka à Ali Bongo : les députés aussi ?
Et Monsieur Alain Foka a eu cette réflexion qui en dit longue sur l’état d’esprit des politiques gabonais :
“Là, vous êtes sûr que personne ne votera en faveur de la limitation des mandats”

Perçu par le peuple comme des vautours qui se remplissent la panse depuis belle lurette, vous tenez une occasion de tordre le cou à cette réputation pas très flatteuse.

 

 

NAÏVE !
Personne ne sait, si, le président ALI BONGO était sérieux ou si c’est un coup médiatique de plus. Après avoir accepté d’examiner la loi relative au cumul de mandat, rien ne garanti qu’il ne fasse une marche arrière à un moment ou à un autre.
Mais, si vous tous, ne prenez pas le risque de le mettre au pied du mur, on ne la saura jamais.

 

PAS D’ALIBI, PAS D’ECHAPPATOIRE
Au président Ali Ben Bongo, au  parti démocratique  majoritaire à l’assemble et au Sénat Gabonais de prendre les dispositions nécessaires pour que cette proposition ne demeure pas une  idée en l’air de plus. Vous êtes tous si prompte à réagir quant il s’agit de conforter vos situations personnelles, montrez les mêmes disposition pour le pays, le peuple, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et au Centre, ON ATTEND !

 

 

Am Dworaczek-Bendome

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