dimanche, mars 7, 2021
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GABON, SYLVIA BONGO, DEPENSES SOMPTUAIRES ET INDIGNATION

 

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Gesticulations comme à l’accoutumée, quête frénétique de légitimer le régime  à la tête du pays, pour un pays naguère considéré comme étant le  petit “EMIRAT D’AFRIQUE CENTRALE“. Y aurait –t’il une once de sincérité, à la Colère et l’Indignation, exprimée par l’épouse du chef de l’état gabonais concernant le délabrement des structures de santé maternelle et infantile de Libreville, ou simple diatribe pour occuper la scène médiatico-politique  avant les législatives du 17 décembre 2011. La question mérite d’être poser !

 

 

Rappel des faits : Le lundi, 14 novembre 2011, dans le cadre des tournées républicaines qui ont lieu dans chaque province du Gabon,  depuis l’accession à la magistrature suprême, du  Chef de l’Etat gabonais, Monsieur  ALI BEN BONGO ONDIMBA, la visite avait lieu cette fois dans la province de l’l’Estuaire, chef -lieu LIBREVILLE, qui est aussi la CAPITALE du GABON, avec plus de 700 000 habitants, dont,plus de la moitié de la population de tout le pays, devant PORT-GENTIL, deuxième (2)  ville du GABON.

A cette occasion, l’épouse du président ALI BONGO ONDIMBA a été amenée à visiter les différentes structures sanitaires de la capitale.  Elle a exprimée, nous dit t’on, sa tristesse, sa colère et son indignation, concernant  trois principaux problèmes qui sont : la vétusté des équipements (matelas, lits, etc.) ; l’insuffisance des stocks de médicaments et un problème de capacité d’accueil et de salubrité.

 

Quelques extraits de l’entretien de Madame ali bongo à quotidien gouvernemental l’union, du 11 Novembre 2011

Dans le monde merveilleux et enchanté de Mme Sylvia bongo ondimba, sortant de sa belle bulle :

 ” J’ai voulu me rendre compte par moi-même de l’état de nos structures de santé”

Plus loin, De colère, de tristesse et de désolation, Sylvia Bongo Ondimba  explique: «Ma visite a révélé trois principaux problèmes : la vétusté des équipements (matelas, lits, etc.) ; l’insuffisance des stocks de médicaments et un problème de capacité d’accueil et de salubrité. Par ailleurs, je constate un vrai problème d’accès aux soins, en particulier pour les habitants d’Owendo”.

 

Les gabonaises donne la vie dans un environnement plus qu’indigne, conditions sanitaires effroyables, parfois  pires que dans certains camps de réfugiés dans le monde, des salles d’accouchements vétustes ou hors d’usage, les femmes qui doivent atteindre patiemment  leur tour pour accoucher faute de salle, absence d’eau saine à certains moment,   La salle d’accouchement envahie par les eaux usagers remontant des sanitaires remplies depuis des mois, etc, etc, etc, la liste est longue.

Le cauchemar ne s’arrête pas là, une fois venue au monde, la maman et le nouveau née, faute de lit, doivent aller rejoindre d’autres mères  qui croupissent elle aussi  sur des matelas poisseux, à même le sol, exposées à tous les microbes qui peuvent se révéler néfastes et entraîner la mort du jeune  nourrisson.

Au Gabon, entre 500 et 800 femmes meurent par an à l’accouchement (chiffre officiel 800 mais pas vérifié à l’intérieur du Gabon, banque mondiale 500)

 

La énième sortie de L’égérie du pouvoir gabonais, la caution morale du système, sa dénonciation des insuffisances dans les structures de santé, cache telle des arrières pensés électoralistes, essaie-elle de  conforter la position du pouvoir  et  rejeter   le discrédit sur les autres ?

 

  • Décalage

Au pays de la posture et du slogan politique en guise de réalisation concret, il arrive parfois que les décideurs aient des instants de lucidités,  des belles prises de conscience. il est intéressant de rappeler que Monsieur ALI BONGO ONDIMBA fait parti de ce qui a conduit à cette piteuse situation, en effet :

A la tête de l’état depuis le 16 octobre 2009,

  • il a été auparavant, conseiller dans le cabinet de son père, le président OMAR BONGO ONDIMBA entre 1987 et 1989
  • 1989 à 1991, il a été  ministre des Affaires étrangères du Gabon
  • 1990   Il a été élu et réélu 1996 dans le haut-Ogooué
  • 1999 – juillet 2009, il sera l’inamovible ministre de la Défense

Alors quand Madame Sylvia Bongo Ondimba, déclare : “La responsabilité ! C’est ce que je préconise. Chacun doit prendre ses responsabilités et être patriote”, elle s’adresse à qui en premier?

Tout le parcours mentionné ci-dessus  induit que  le président de la république   est   “responsable”  au même titre, que  ses-ex collègues,  députés et membres des gouvernements précédents. Ils ont tous faillis à leur responsabilité et laissés  délibérément  le peuple dans  l’abandon.

 

  • Projet de société “L’AVENIR EN CONFIANCE” D’ALI BEN BONGO ONDIMBA

Laissez-nous avancer,  malheureusement, si c’était le cas, on le ferait  volontiers, sans un mot, sans une remarque  pour le bien de tous,  mais c’est le contraire, on patauge, on stagne, et on colmate ici et là.

Une engeance de  piranhas qui sucent et se goinfrent sur le dos du peuple depuis 44 années. Le peuple est habitué à ces prises de consciences qui dure le temps de la posture, quelques  larmes de crocodiles sur les déboires de la population devant des médias et puis on retourne se vautrer dans le luxe comme si de rien n’était.

 

On connait la chanson. Le grand discours testamentaire d’Omar Bongo lui-même, du 1 décembre 2007, pour fêter les 40 années à la tête du pays, il dénonçait en  des termes très durs,  les travers qui empêchent le pays d’aller de l’avant, la main sur le cœur, il a dit haut et fort, ce que chacun murmurait tout bas. Une fois les caméras éteintes, ils sont  tous, sans exceptions retournés profiter des richesses du pays. Et le peuple, lui  est retourné au combat quotidien de la survie.   Deux monde, deux univers, les masses populaires dans des quartiers sous-intégrés  et des villages oubliés et de l’autre côté, l’ élite cosmopolite et acculturée, luxe insolent voire  insultant d’une horde de prédateur.

 

  • HORS BUDGET DE L’ETAT

Sylvia Bongo Ondimba13 000 naissances par an pour le seul CHL. Mais pour combien des couveuses ? 13 seulement. C’est inadmissible

“L’avenir en toute confiance” le projet de société qu’avait défendu brillamment le président  et qui, disait -on,  partait  des réalités du terrain, du Gabon profond, si tel avait été t le cas, pourquoi une fois à la tête du pays, le président, son épouse et leurs acolytes compris,  ne se sont-ils  pas mis au travail pour traiter  en priorité de ces  problème de 1ères urgences, au contraire, une fois le fauteuil présidentiel occupé, ils  se sont lancés  dans des dépenses intempestifs voire convulsifs, hors budget de l’état, précision  du palais du bord de mer , quels exemples  :

–  65 milliards de FCFA  pour un hôtel particulier à Paris ;

–  3,5 milliards de FCFA  pour une résidence à Washington ;

–  17 milliards de FCFA  en des voitures de luxe

–  588 millions F CFA. Jack Rosen – une chair, à l’Académie des sciences de New York,Ali s’offre son prix pour la science !

–   1.5 milliards de CFA au chanteur Américain ROBERT KELLY (R. KELLY) pour inaugurer fameuse Zone Economique Spéciale de Nkok

–  57,724.22 millions de FCFA de costumes chez le couturier Pape N’Diaye, couturier Africain

–   2 million de dollars “dons” de à l’UNESCO

–   1 million de dollars US, Janvier 2010, “DON”  à l’Etat d’Haïti suite au séisme subit par ce pays 

–   1,06 millions de dollars US, Mars 2011 “DON”  au gouvernement japonais, pour leur venir en aide suite au séisme et du tsunami 

–   2,5 millions de dollars US, Juillet 2011,”DON” aux populations sinistrées de la Somalie 

–   570 000 USD pour 11 joueurs l’équipe brésilienne, Le match amical marque l’inauguration du Stade d’Angondjé

etc…

Pourquoi en deux (2) ans,  ne  pas avoir décidé de consacrer  une partie des ces sommes énormes à palier aux insuffisances que formulait l’épouse du président ?

 

Un proverbe dit “avant d’aller t’occuper des enfants de ton  voisin, occupe-toi  d’abord des tiens”.

 

  • PREMIÈRE CITOYENNE DU GABON, ELLE NE SAVAIT PAS

La famille de Madame SYLVIA VALENTIN, EPOUSE BONGO ONDIMBA  est installée sur le sol gabonais depuis 1974, en 37 annéess, Madame la présidente  n’a   eu aucune opportunité  pour  côtoyer, ne fusse qu’un court moment, des gabonais ordinaires, les Makayas, les sans grades, sans voix.  durant  tant d’année,  personne dans ces nombreuses relations, connaissances ou amis qui aient eu à   accoucher  au sein des structures hospitalières publiques de Libreville, parce que si, elle avait rencontrée de gens simples, elle aurait su que ces problèmes  existent depuis  des décennies.

 

Le “CAP VERT”, petit pays au large du Sénégal, sans une seule goutte de pétrole, sa population vit mieux et bénéficie même de plus d’infrastructure de base que les gabonais.

 

  • Jeu de dupe- Communication politico médiatique

Cette sortie spectaculaire de l’épouse d’ALI BONGO ONDIMBA s’adresse aux convaincus,  aux sympathisants et par ricochet, à l’opinion internationale, aux chancelleries occidentales, à la kyrielle d’ organisation de l’ONU et autres qui dirigent le monde. Le message étant avant les législatives : on tient le pays, tout va bien, regardez, mon épouse est au chevet des populations démunies, les photos et autres images servent à conforter  cette perception.

 

Corruption, impunité  et irresponsabilité, depuis de très nombreuses années sont la cause de la situation Gabonaise. Il n’est pas juste, que pour garder sans limite dans le temps le pouvoir, l’élite au pouvoir se conduise comme de vrais terroristes,  muselant  hommes, femmes, enfants et vieillards. Les  Gabonais sont des otages,  du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et du Centre, tous,  des victimes d’un système mis en place pour instituer une dépendance et une soumission envers les détenteurs du pouvoir, conséquence, on baigne dans l’ instabilité morale, sociale, affective, financière, culturelle,  etc.

 

Le constat de l’épouse du chef Gabonais n’a de sens, que s’il appelle à la révision  des fondements concernant le fonctionnement du pays, sinon, il arrivera la même chose qu’après le grand discours testamentaire du 1 décembre 2007, d’OMAR BONGO ONDIMBA,  le soufflet retombera  et rien ne changera vraiment..

Il n’y a pas de fatalité, il faut juste de la volonté

A suivre…

 

A.M. DWORACZEK-BENDOME

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