mercredi, janvier 27, 2021
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Guy Rossatanga-Rignault, juge et partie !

 

Guy Rossatanga-Rignault, juge et partie !

Très récemment, le président de la république, ALI BEN BONGO ONDIMBA a nommé Monsieur Guy ROSSATANGA-RIGNAULT à la commission des droits de l’homme. contradiction ou pas ?

Ce n’est pas l’homme qui pose problème,  Professeur à la faculté de droit et de sciences économiques de l’Université de Libreville-UOB  et conseiller d’ALI BEN BONGO ONDIMBA mais plutôt ses liens plus  qu’étroits avec le président, sa  nomination  à la tête d’une commission, comme celle des droits de l’homme n’est pas sans nourrir les esprits d’une possible reprise  et contrôle en main de cette commission par le pouvoir en place..

 

DROIT DE L’HOMME

Les droits de l’hommesont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif   en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l’ethnie, la nationalité ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée au XIXe siècle, XXe siècle et XXIe siècle par d’autres doctrines, l’homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits  « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés », et donc opposables en toutes circonstances à la société   et au pouvoir.  Ainsi le concept de droits de l’homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la « vocation historique » d’une caste , d’une race, d’un peuple , d’une croyance, d’une classe ou d’un quelconque groupe social ou individu ; incompatible tout autant avec l’idée que la construction d’une société meilleure justifie l’élimination ou l’oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.

 

Les droits de l’homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays civilisés par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l’État. L’existence, la validité et le contenu des droits de l’homme sont un sujet permanent de débat en philosophie   et en sciences politiques

(Définition Wikipédia)

 

 

CONNNIVENCE OU INDEPENDANCE !

Partant de la définition ci-dessus, Monsieur Guy ROSSATANGA-RIGNAULT était  t’il la bonne personne à ce poste ?

la plupart des dénonciations qui  portent sur des violations des droits de l’homme dans le pays  sont dues l’état Gabonais- en cas de recours, qui va enquêter ?  “L’état”   – En cas de recours  à qui ira l’appui de Mr ROSSATANGA-RIGNAULT ? – Comment comportera-t-il?

Comment  s’étonner de la gène que peut ressentir ou exprimer la société Gabonaise sur  cette nomination. L’inquiétude que  de nombreux dossiers se retrouvent  sans suites se pointent.

 

JUGE ET PARTIE

Désire de  blocage ou pas, Monsieur GUY ROSSATANGA-RIGNAULT devra  faire preuve d’une véritable  indépendance, au risque de donner raison à ceux qui expliquent que sa présence dans cette commission se   justifie par le  souci du  chef de l’état  d’avoir une emprise sur ce qui se passe dans cette commission, faire barrage aux demandes de recours que pourraient éventuellement faire les populations contre l’état dans les actes flagrants d’atteintes aux droits  humains.

 

Il y aussi, ce qui s’apparente  à un comportement incestueux entre certaines personnalités et le président  ALI BEN BONGO ONDIMBA.  Gabon, la  république  des copains et affidées? – Il y a qu’un pas.

Il y a des personnalités qui bénéficient d’une solide réputation d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs d’hier et d’aujourd’hui, pourquoi ne pas avoir fait preuve d’ouverture  et de consensus en désigant une telle personnage  plutôt  qu’un “redevable”. Ce n’est pas constructif pour le pays de  toujours nager  dans  les accommodements et arrangements  divers.

 

A.M. Dworaczek-Bendome

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