mercredi, mars 3, 2021
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Deficit democratique, tous coupables, majorite comme opposition !

Gabon - Opposition

Quelle portion de chance, peut avoir une population qui espère à l’avènement d’un changement de société, quand pour réaliser cette espérance, il y a Une opposition disparate où chaque entité ou personne joue sa partition personnelle, et de l’autre côté, un exécutif prêt à toutes les manœuvres possible et inimaginables pour conserver le pouvoir.

 

Dans un entretien avec la radio française (RFI), Monsieur Eric Silla, conseiller spécial du sous-secrétaire d’Etat américain Johnnie Carson a rappelé les préalables nécessaires, s’agissant :

Révision des constitutions

Revenant sur le hobby tant apprécié des responsables africains, modifier leurs constitutions pour garder le pouvoir et se représenter autant de fois qu’ils s’en éprouvent le besoin ou l’envie. Cette pratique fait partie intégrante des moeurs de la plupart des pays africains.

Monsieur Eric Silla a rappelé que les choses peuvent cependant évoluer dans le sens positif, pour cela, il a donné l’exemple du Nigeria. En effet, le général Olusegun Obasanjo avait eu l’idée de modifier la constitution de son pays pour se représenter mais il fut stoppé dans son opération, par le peuple mobilisé ainsi qu’un Sénat l’intelligent, dont  les membres refusèrent de piétiner  les règles de démocratie. On peut malheureusement déplorer que peu de rue africaine ait eu l’idée de suivre cette voie et déplorer  un Législatif  aux ordres.

Élection à « UN » seul tour

Monsieur Eric Silla a appelé les oppositions africaines à plus de responsabilité et de rassemblement avant les élections pour opposer au pouvoir « un candidat unique».

Le trop plein de candidat donne l’image d’un amateurisme, souligne le manque de cohésion, prouve l’indécision, conséquence de tous ces atermoiements, le candidat du pouvoir l’emporte toujours.

Sortir des fanfaronnades

Tout le monde ne peut pas devenir président. Une élection présidentielle n’est pas une « foire » encore moins une « kermesse » pour des starlettes en manques de sunlight, de notoriété ou des assoiffés de reconnaissance. Même si certains profitent de l’occasion pour paraître et négocier un petit strapontin dans futur gouvernement.

Unir !

Fédérer les forces, l’utilisation de l’appartenance ethnique pour construire le discours politique  « le breuvage des cancres «  qui consiste à accuser les autres d’être les porte-étendard du repli ethnique ou régionaliste, alors qu’on fait soi-même pareil.

On participe non à rassembler mais à diviser, non à inclure mais à exclure.

Face aux tergiversations des oppositions immatures et des régimes prêts à tout pour conserver le pourvoir, les populations africaines de certains états ne sont pas prêts à avoir le changement et la démocratie sonner à leur porte.

Se défaire de son ego, faire le sacrifice de son ambition personnelle, pour s’unir et choisir ensemble celui qui parait le mieux placer et soit capable de battre le candidat au pouvoir.

Tant que chacun n’aura pas compris cela, on continuera avec les recensements, carte d’électeur biométrique, liste informatisée, déploiement d’observateurs, au final, on finira encore le bec dans l’eau, et quelques innocents qui seront tués dans les rues.

A.M. Dworaczek-Bendome

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