mardi, mai 26, 2020
Actualité

Gabon, les crimes rituels, l’horreur continue.

Gabon, les crimes rituels, l’horreur continue.

 

 

Contexte 

 

Dans une interview  sur la radio française  internationale (RFI),  Monsieur Jean Elvis Ebang Ondo, président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR), dont le fils âgé de 12 ans à l’époque, avait été enlevé, tué et mutilé en mars 2005, a rappelé la recrudescence des crimes rituels au gabon.

 

Pendant que le pouvoir pérore sans vraiment agir sur les faits, les pratiques de crimes rituels tant dénoncées hier perdurent et s’intensifient encore aujourd’hui. Il y a une certaine banalisation qui s’installe dans la société concernant ces monstruosités.

 

Qu’est ce qui pousse à ces pratiques ?

 

Au 21ème siècle, les pratiques d’une violence inouïe continuent, malgré les changement survenues à la tête de l’état, rien n’y fait, il semble que rien ne puisse éradiquer ces agissements qui portent  atteintes à la vie des innocents. Dans une société où seul le résultat compte et pas les moyens que l’on a utilisé  pour y parvenir.  Des habitants pensent sincèrement que la réussite est liée aux sacrifices humains. Une élite nationale, sans foi ni loi, utilise elle-même ces pratiques occultes au vu et au su de tous, le crime rituel est dont devenu une forme de “coutume” intégré dans les mœurs gabonaise.

 

C’est comme ça, l’acte d’une gravité rare ne rebute aucun, ni l’exécutant,  ni le donneur d’ordre, les croyances locales sont pour beaucoup dans cette perception,  de nombreux gabonais pensent qu’il faut faire la magie noire, ou appartenir à une loge pour réussir. Cette  gangrène n‘est cependant pas propre au Gabon, il faut aussi le souligner, ces rituels se font partout en Afrique. Le Bénin et son vaudou sont également très portés sur ces pratiques de sacrifices humains. Trafique d’organe d’êtres humains – les crimes rituels sont pratiqués par des réseaux secrets, pour prélever du sang et certaines parties du corps des victimes (yeux, sourcils, oreilles, sexe, langue, lèvres, bouts de peau), censés offrir jeunesse, santé, richesse, réussite ou pouvoir. 

 

Paradoxe, le Gabon fait parti des pays africains où le taux scolarisation est le plus élevé, malgré de longues études, ils finissent néanmoins dans des pratiques occultes. Un pays où la compétence, l’effort et les capacités personnelles comptent  pour du beurre, avoir sa petite place, passe par un parrainage occulte, les gens misent sur la sorcellerie et les fétiches en faisant tuer des innocents pour obtenir des postes qu’ils ne méritent même pas, le plus souvent.

 

Et le Président Ali ben Bongo Ondimba! 

Ces crimes restent le plus souvent  impuni, le président de la république ne montre pas beaucoup d’empressement sur ce sujet en particulier, ne prend pas à bras le corps le problème, n’en a pas fait un des sujets phares de son mandat.

 

Il semble que lutter contre ceux qui s’adonnent aux pratiques moyenâgeuses, prélever et vendre des organes humains, ne fasse  pas parti des priorités du président du Gabon même si ce crime à l’acte porte la même gravité criminel que celui de la drogue, du trafique d’enfants, etc…

 

La justice gabonaise – Espérons un réveil brutal des autorités du Gabon pour prendre  leurs responsabilité pour  mettre fin à ces pratiques d’arriérées.

 

A.M. Dworaczek-Bendome

 

 

 

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